Voir partir un client avant qu'il churn
Le health score prédictif : un score de santé de chaque client, construit de zéro pour l'équipe customer success que je dirigeais. Sa tendance montrait quels clients risquaient de partir, assez tôt pour aller leur parler.
La fiche, en trente secondes
- Période
- Entre et
- Mon rôle
- Construction du score, de zéro, pour l'équipe customer success que je dirigeais
- Pour qui
- L'équipe customer success, celle qui suit les clients après la vente
- Ce que fait l'outil
- Il donne à chaque client un score de santé, tiré de plusieurs indicateurs, et montre sa tendance dans le temps. Quand le score atteint un palier d'alerte, l'équipe va en parler au client avant qu'il ne soit trop tard.
- Résultat
- Il a contribué aux résultats de l'équipe : départs de clients sous 5 %, satisfaction au-dessus de 90 %, et plus de 2,5 M€ de revenus annuels récurrents sauvés chez de grands comptes.
- Chez vous, dès mon arrivée
- Je l'apporte pour que vos équipes voient venir les départs au lieu de les constater.
- L'entreprise
- Éditeur canadien d'un logiciel cloud de gestion des relations avec les parties prenantes
Le problème
Sans score, l'équipe apprenait les départs trop tard pour les empêcher
Avant le score, nous repérions un client à risque quand il disait son mécontentement à l'oral. Nous avions un seul indicateur, le nombre de connexions à la plateforme, et nous le surveillions rarement.
Le churn, c'est le départ d'un client. Avec si peu de signaux, il nous prenait souvent par surprise.
Pendant des mois, rien ne se voyait. Puis le client cessait de répondre à nos invitations à des réunions.
D'autres fois, la surprise tombait au renouvellement, la date annuelle où le client reconduit ou non son contrat. Ce jour-là, personne ne répondait, ou le client annonçait qu'il avait déjà trouvé mieux.
À ce stade, il était trop tard pour le retenir.
Ce que j'ai décidé et fait
Un score qui suit la tendance de chaque client, et un palier pour agir à temps
J'ai construit de zéro un score de santé, un chiffre qui résume l'état de la relation avec chaque client. Il croisait plusieurs indicateurs, là où nous n'en avions qu'un.
- Partir des données de l'entrepriseLe score s'appuyait sur l'outil d'indicateurs du logiciel interne, celui qui gérait les relations de l'entreprise. J'ai élaboré le calcul dans Power BI, l'outil de tableaux de bord de Microsoft.
- Croiser plusieurs indicateursParmi ses indicateurs figuraient le nombre de connexions par semaine, le temps d'usage de la plateforme et l'ancienneté du client. Il comptait aussi son ARR, le revenu annuel récurrent qu'il rapporte, et ses tickets récents au support, c'est-à-dire ses demandes d'aide.
- Lire une tendanceLe score montrait dans le temps si la santé d'un client montait ou descendait.
- Poser un palier d'alerteUn palier d'alerte est un niveau de score qui signale un client à risque. Quand un client l'atteignait, nous allions lui en parler avant qu'il ne soit trop tard.
Un calcul fait à la main
Le calcul se faisait à la main. Nous extrayions les données du logiciel interne, puis nous les passions dans Power BI.
Nous contrôlions ensuite les calculs nous-mêmes. Enfin, nous reportions le résultat dans le logiciel, à la main.
Le résultat
Des départs sous 5 %
- de départs de clients : l'équipe est restée en dessous
- 5%
- de satisfaction : l'équipe est restée au-dessus
- 90%
- de revenus annuels récurrents menacés, sauvés chez de grands comptes
- +2,5M€
Ce que ça change pour une équipe
L'équipe agit quand le score baisse, avant que le client ait décidé de partir. Ces résultats sont ceux de toute l'équipe, et le score y a contribué.
Sur les grands comptes menacés, c'est vers moi que remontaient les cas difficiles, jusqu'au niveau des dirigeants des clients. Je menais des plans d'action avec toutes les parties concernées.
Ce que j'en retiens
Aujourd'hui, je confierais tout le calcul du score à un workflow
Avec les outils de l'époque, le score demandait quatre gestes à la main : extraire les données, les passer dans Power BI, contrôler des calculs très mathématiques, puis tout réinjecter dans le logiciel. Avec les technologies de 2026, tout cela pourrait se faire automatiquement, dans un workflow.
Un workflow enchaîne des étapes d'un logiciel à l'autre, sans que personne ait à les lancer. C'est ce que je ferais autrement aujourd'hui.
Cette version reste à construire. Je garderais les indicateurs, la tendance et le palier d'alerte, qui ont fait leurs preuves.
Le temps passé à extraire et à ressaisir irait aux clients. La discussion avec eux resterait l'affaire de l'équipe.
Vous voulez cet outil chez vous ?
Racontez-moi où en sont vos équipes. Je vous dis comment je l'apporterais dès mon arrivée.